LE MONDE :En Espagne, la revanche des indépendantistes catalans sur Mariano Rajoy-PRIMAVERA CATALANA



En Espagne, la revanche des indépendantistes catalans sur Mariano Rajoy




Les députés indépendantistes ont voté pour la motion de défiance qui a provoqué la chute de l’ancien chef de gouvernement conservateur.
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Mariano Rajoy quitte le Parlement, le 1er juin 2018, à Madrid.

En Espagne, la chute de Mariano Rajoy a coïncidé avec la fin de la mise sous tutelle de la Catalogne, en vigueur depuis la déclaration unilatérale d’indépendance du 27 octobre 2017. La levée de l’article 155 de la Constitution espagnole est intervenue, samedi 2 juin, à l’issue de la prise de fonction du nouveau gouvernement catalan.

Son chef, Quim Torra, qui a prêté serment samedi à Barcelone, a appelé à des pourparlers avec le nouveau premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, qui a lui prêté serment à Madrid pour gouverner l’Espagne. « Premier ministre Pedro Sanchez, parlons, occupons-nous du problème, prenons des risques, vous et moi », a déclaré M. Torra.
Le président catalan de la région autonome avait revu, mardi, la composition de son gouvernement pour en exclure les « ministres » en exil ou en détention préventive, malgré la colère de la puissante association indépendantiste ANC, qui l’a accusé de plier devant Madrid. En conséquence, l’une des dernières mesures du gouvernement de Mariano Rajoy a été d’autoriser la publication du décret de nomination au bulletin officiel catalan, permettant la levée automatique de l’article 155.
Pour faire tomber Mariano Rajoy, les voix des indépendantistes catalans étaient indispensables. Pedro Sanchez a assuré qu’il n’a rien négocié avec eux pour les obtenir. Mais les indépendantistes, qui avaient fait de Mariano Rajoy leur bête noire, n’ont pas hésité longtemps. « Ce n’est pas une motion pour le Parti socialiste [PSOE], mais contre le Parti populaire [PP] », a insisté la Gauche républicaine catalane (ERC).

« Dialogue urgent »

Quim Torra, s’est félicité de la chute du « gouvernement qui, il y a huit mois, envoyait la police charger des citoyens sans défense qui votaient ». Cependant, il a tenu à rappeler que « le PSOE a été complice de la répression. (…) Nous serons très exigeants avec Pedro Sanchez », a-t-il ajouté, appelant à un « dialogue urgent ».
Le député d’ERC, Joan Tarda, a avancé que la première requête de l’exécutif catalan sera le « rapprochement des prisonniers en Catalogne ». Le dirigeant socialiste catalan, Miquel Iceta, proche de Pedro Sanchez, a répondu que la décision « devra être prise par les juges et la direction des institutions pénitentiaires ».
Bien qu’il se soit affiché comme un fervent défenseur de l’unité de l’Espagne et un fidèle allié de Mariano Rajoy lors de la mise sous tutelle des institutions catalanes, et qu’il ait qualifié récemment le président catalan Quim Torra de « raciste » et de « Le Pen de la politique espagnole », la sensibilité politique de Pedro Sanchez le rapproche des défenseurs d’un nouvel ancrage de la Catalogne en Espagne.
« Je pense que l’Espagne est une nation dans laquelle il y a des territoires qui se sentent aussi nation », a-t-il expliqué, lors de la motion de défiance contre Mariano Rajoy. Il a promis de travailler à « normaliser » les relations entre Madrid et le nouveau gouvernement catalan et à renouer le dialogue.
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